Article paru sur « Africa Intelligence » — le 29 mars 2023
Chaque mercredi, Africa Intelligence lève le voile sur les décideurs politiques et économiques de demain (…) dans une rubrique intitulée « la nouvelle garde ».
» A 36 ans, Samir Mohamed Hassani cumule déjà les casquettes, et n’a pas l’intention de s’arrêter. En parallèle de son poste de conseiller du président comorien – et président en exercice de l’Union africaine (UA) – Azali Assoumani, le jeune homme prépare le lancement de la première chaîne de télévision privée du pays. Samir Mohamed Hassani, ou Samir MH, est le fils du défunt journaliste comorien Mohamed Hassani.
Après des études à l’Université des Comores de Moroni, où il co-fonde en 2006 le mouvement de défense de la jeunesse NGO’SHAWO (« Nouvelle aube », en comorien), Samir MH s’envole pour Paris, pour y poursuivre un master 1 en communication à l’Université Sorbonne nouvelle-Paris 3, et un Master 2 en communication publique et politique à l’Université Paris-Est Créteil (UPEC). Il intègre ensuite le service communication du site français Mediapart, puis le bureau de Montreuil (Seine-Saint-Denis) d’Europe écologie – Les Verts (EELV), où il prend part à la campagne des municipales de 2014. Il est ensuite recruté par la ville de Montreuil, où EELV a remporté le poste de premier adjoint, avant de repartir pour Moroni en 2016.
Après une pige de six mois à la Banque mondiale aux Comores, il crée en 2017 avec deux amis d’enfance sa propre entreprise de communication, TARTIB (« La bonne méthode » en comorien) et met sur pied un bureau d’études, FALSAFA (« Philosophie’). En quelques années, les deux entreprises se font un nom : Tartib produit à la fois des émissions de divertissement pour la télévision comorienne, et rafle plusieurs contrats institutionnels. Il finit par rejoindre le cabinet du président en 2021.
Encore non encarté, Samir « MH » réfléchit à se lancer en politique. Au sein du parti présidentiel, la Convention pour le renouveau des Comores, ou en créant son propre parti, avec quelques compagnons de route de NGO’SHAWO. »
Par Antoine Galindo
