Du 14 au 15 février, j’ai eu le privilège de participer à la 27ᵉ African Business Conference à la Harvard Business School, le plus grand rassemblement d’étudiants et de professionnels africains aux États-Unis.
Ce qui m’a le plus marqué, au-delà des panels, c’est la qualité des échanges — avec des leaders qui travaillent concrètement sur l’avenir du continent. Parmi les sujets abordés, la mise en œuvre effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) a particulièrement retenu mon attention. Si elle est pleinement réalisée, cette initiative pourrait devenir la plus vaste zone de libre-échange au monde — une vraie révolution pour le commerce intra-africain.
En tant que panafricaniste, j’ai été touché par l’optimisme des intervenants. Le dynamisme de l’Afrique ne repose pas uniquement sur ses ressources naturelles — il repose d’abord sur ses populations, sa jeunesse, son énergie. C’est ça, le vrai potentiel du continent.
Parmi les moments forts, une leçon d’altruisme partagée par l’ancien gouverneur de la Banque centrale du Kenya, Patrick Njoroge, m’a particulièrement inspiré : « Celui qui plante un cocotier ne mange pas toujours de ses fruits, mais il le fait pour les générations futures. » Ce proverbe illustre parfaitement l’esprit d’Ubuntu – « Je suis parce que nous sommes. » Il nous rappelle que les efforts que nous déployons aujourd’hui ne sont pas seulement pour nous, mais pour ceux qui viendront après. Construire une Afrique forte et prospère demande du temps, de la persévérance et une vision collective.
Cette conférence, organisée par le HBS Africa Business Club, a été un moment d’inspiration et de partage d’idées sur le rôle des jeunes Africains dans la construction d’un avenir meilleur. Des initiatives portées par des talents engagés comme Ousmane Sacko, Amanda Rothamel, ‘Demilade Oresanya et Feven J. témoignent d’un élan collectif pour transformer le continent et relever les défis de demain. Les actions menées aujourd’hui dessinent le visage d’une Afrique ambitieuse, prête à réaliser son plein potentiel.
Cette conférence m’a rappelé pourquoi ce combat vaut la peine d’être mené. Et que nous ne sommes pas seuls à le mener.









